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Publié par Philippe LENOIR

Woodstock, le sommet et la fin du Flower Power : nos cinq chansons préférées à la mode hippie

Trois jours de paix et de musique dans une vallée verdoyante de l’État de New York où se rassemblèrent 500 000 spectateurs au pied d'une scène où se produisirent quelques-uns des artistes de rock les plus en vue de l'époque : Joan Baez, Jefferson Aiplane, The Who, Santana, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Grateful Dead, Joe Cocker... Le festival de Woodstock est entré dans la légende avec une marée humaine dix fois plus importante que prévue, les orages qui transforment le site en bourbier, l'esprit de folie douce sur scène, mais encore plus dans le public. Mais Woodstock signe également la fin du Flower Power, de cet idéal hippie pacifiste et libertaire. Quelques jours auparavant, la secte hippie de Charles Manson a assassiné Sharon Tate à Los Angeles. Quelques semaines plus tard, les Rolling Stones, absents de Woodstock, organisent un grand concert à Altamont en Californie où un jeune Black sera tué par le service d'ordre confié aux Hells Angels. Mais le Flower Power, au-delà de ses utopies politiques, fut une parenthèse enchantée pour la pop music. Voici nos cinq chansons emblématiques de l'ère hippie.

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California Dreamin The Mamas and the Papas 1965

Un classique de la pop music. Un miracle de mélodie lumineuse qui fonctionne sur la superposition en canon des voix masculines et féminines. Un tube éternel qui raconte le mal de la Californie ressenti par John et Michelle Philipps lors d'un hiver qu'il passe à New York. La chanson semble répondre au tube California Girls des Beach Boys qui triomphe à la même époque. Avec le patchouli, les fleurs dans les cheveux et le solo de flûte en bonus pour faire du rêve californien, celui de la jeunesse hippie.

 

Like a rolling stone Bob Dylan 1965

Sans doute la chanson la plus connue de Bob Dylan et que certains estiment être la plus grande de l'histoire du rock. Il faut dire qu'elle a été reprise par les plus grands, de Jimi Hendrix à David Bowie jusqu'aux inévitables Rolling Stones. A l'époque, à son corps défendant, Bob Dylan est le symbole de la contre-culture, la conscience de gauche de l'Amérique opposée à la guerre du Vietnam. Ce titre, comme avant lui Blowin' in the wind, va symboliser le combat politique du mouvement hippie.

San Francisco Scott McKenzie 1967

Scott McKenzie a disparu des radars après avoir interprété la chanson emblématique du Summer of love californien. En fait, il est ami d'enfance avec John Phillips qui deviendra le leader de The Mamas and the Papas. McKenzie refusera d'ailleurs d'entrer dans le groupe, même s'il gravitera toujours autour. Philipps, pas rancunier, lui écrira San Francisco en hommage à la ville californienne, épicentre du mouvement hippie. La chanson sera un tube international qui fait encore de San Francisco un lieu de pèlerinage pour tous les nostalgiques de la contre-culture.

Strawberry fields forever The Beatles 1967

On pense rarement aux Beatles pour illustrer le mouvement hippie. Le groupe britannique n'a participé à aucun festival du flower power, ayant décidé à cette époque de se consacrer uniquement à l'enregistrement de disques. Le quatuor est pourtant un maillon essentiel de la pop psychédélique avec en guise de chef d’œuvre ce titre où John Lennon évoque les jardins d'un orphelinat de Liverpool qui se trouvait près de chez lui. Mais à l'époque, ce titre surréaliste porté par une musique planante est compris comme une apologie du LSD, la drogue qui fait planer la révolution hippie.

Purple Haze Jimi Hendrix 1967

Jimi Hendrix est, sans aucun doute, l'artiste majeur du flower power, d'autant qu'il se trouve à l'affiche de tous les grands rassemblements musicaux du mouvement hippie : à Monterey où il incendie sa guitare, à Woodstock où il reprend l'hymne américain et à l'île de Wight, 18 jours avant de mourir d'overdose. La purple haze est le nom d'une variété de cannabis de couleur pourpre dont Hendrix fait l'apologie. C'est surtout un morceau de heavy blues qui va inspirer Led Zeppelin et Deep Purple dans les seventies.

 

 

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